Fiat Panda 4×4 Multijet

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Système ELD, contrôle de patinage.

L’édition 4×4 est loin d’être négligeable dans la saga de la Panda. Depuis la toute première génération apparue en 1983, elle a représenté approximativement 10 % des ventes de ce modèle. Fiat n’a par conséquent pas attendu pour lancer la variante à transmission intégrale du troisième opus de sa dernière citadine. Il lui assigne même une mission supérieure à celle de ses aînées avec une part d’au moins 15 % de la production. Cette volonté lui vaut d’être spécialement choyée. Afin d’appréhender du mieux possible les chemins creux, sa garde au sol est à 17 cm ce qui, vu la faiblesse de ses porte-à-faux, détermine des angles de franchissement relativement favorables. Et, au cas où « cela frotte », les soubassements sont sécurisés par des renforts métalliques d’apparence correctes. Protections latérales, passages de roue et bas de caisse viennent compléter l’ensemble. Il ne s’agit pas pour autant d’un simple déguisement : la transmission permanente aux quatre roues est assurée par un système élaboré conjugant un coupleur hydraulique en entrée de différentiel arrière et le système ELD (Electronic Locking Differential) qui sert de verrouillage de différentiel électronique. Pendant que le coupleur répartit la puissance entre les essieux, l’ELD utilise les composants de l’ABS et de l’ESP pour contrôler les patinages roue par roue.

Véhicule tout terrain, tout temps.

Un ensemble de qualité permet à la Panda de se sortir de situations acrobatiques, lui offrant notamment l’occasion de s’imposer comme un véhicule tout temps. Equipée de pneumatiques lamellisés, elle réagira parfaitement sur routes enneigées ou verglacées. C’est le minimum que l’on puisse attendre de la descendante directe d’une lignée réputée pour ses qualités montagnardes. Face aux rigueurs de la saison hivernale, la Panda 4×4 reste très à l’aise sur route goudronnée. Les prouesses de la version diesel n’ont rien de stupéfiant et autorisent de voyager confortablement, même sur autoroute. La bonne surprise émane du confort des suspensions, nettement supérieur aux modèles 4×2. Il en résulte un effet bénéfique au niveau des suspensions à grand débattement montées à l’avant sur un faux châssis à fixation renforcée et de l’amortissement judicieusement calibré. La filtration horizontale absorbe les gendarmes couchés et autres obstacles de même espèce avec une fluidité confondante. Les mouvements de caisse, spécialement en roulis, sont bien contenus. Avec une direction à assistance électrique efficace et informative, la conduite s’avère être plaisante si l’on excepte le maniement de la boîte de vitesses, des plus revêches. Cette attitude confortable et rassurante en ferait la Panda la plus habilitée aux longs trajets si elle ne souffrait d’insonorisation. Le Multijet affirme d’autant plus énergiquement son existence qu’il est nécessaire de le cravacher pour en tirer quelques performances. Heureusement, il est pourvu d’un système stop and start qui le fait taire au feu rouge.

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Toute la sympathie que peut inspirer cette Panda ne doit pourtant pas faire perdre de vue qu’elle n’est pas bon marché et qu’elle se dévoile légèrement pingre dans ses équipements. A l’origine, elle n’offre que 4 places : disposer d’une banquette arrière à 3 places, entraine des dépenses supplémentaires. Son dossier est monobloc. Pour un dossier fractionnable asymétrique, il sera nécessaire de passer par la case pack Modularité. Une option toutefois recommandée, du fait que ce pack comprend aussi le canapé pilote et les ceintures de sécurité avant réglables en hauteur ainsi que le dossier passager rabattable, très pratique pour transporter des objets longs.

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